Appel à communications Colloque INTERSECT

Jeudi 5 & vendredi 6 novembre 2026

Université PARIS 8

 

Contexte et objectifs

Ce colloque entend ouvrir un espace de discussion autour des inégalités sociales à travers le prisme de l’intersectionnalité, en croisant les regards de plusieurs disciplines, notamment l’art, l’économie, l’histoire, la psychologie, les sciences cognitives, la science politique et la sociologie. Face à la complexification croissante des rapports sociaux contemporains, les approches analytiques centrées sur un seul axe d’inégalité (tel que le genre, la classe sociale ou l’origine ethnique) apparaissent souvent insuffisantes pour rendre compte des mécanismes sociaux à l’œuvre. L’intersectionnalité permet de penser conjointement ces rapports sociaux, en montrant comment ils s’entrecroisent, se renforcent mutuellement et produisent des formes spécifiques de discrimination, de privilège ou d’invisibilisation. Introduite dans le champ académique par Kimberlé Cren shaw (1989), la notion d’intersectionnalité désigne l’étude conjointe des rapports de pouvoir et des systèmes d’op pression (tels que le sexisme, le racisme ou le classisme) afin de comprendre la manière dont ils se combinent et se renforcent mutuellement. Elle offre ainsi un cadre conceptuel et méthodologique permettant de saisir la multiplicité des expériences de discrimination. Ce cadre invite à repenser la manière dont les institutions, les discours et les interactions quotidiennes contribuent à produire ou à maintenir certaines formes de domination, tout en rendant d’autres formes d’inégalités invisibles. Si cette notion s’est développée au sein de nombreuses disciplines, les espaces de dialogues interdisciplinaires restent encore relativement rares. Ce colloque vise ainsi à favoriser une mise en discussion transversale des travaux portant sur les inégalités, avec un prisme intersectionnel. Nous interrogerons ainsi les mécanismes de production, de justification et de contestation des inégalités dans différents contextes (travail, éducation, santé, espace public, médias, champ politique, etc.). En articulant les niveaux individuel, interpersonnel, institutionnel et idéologique, cette rencontre entend mettre en lumière la complémentarité des approches disciplinaires et contribuer à l’élaboration de nouveaux cadres d’analyse communs.